2026-09-06 14:03:14
La Chambre des lords examine actuellement des propositions visant à doter le gouvernement britannique d’un “dispositif d’arrêt d’urgence” légal pour les systèmes d’intelligence artificielle puissants en cas d’urgence.
Un amendement au projet de loi sur la cybersécurité et la résilience, proposé par le pair libéral-démocrate Lord Tim Clement-Jones, conférerait aux ministres des pouvoirs de dernier recours leur permettant de mettre hors service des systèmes d’IA ou des centres de données s’ils représentaient une menace pour la sécurité nationale, la sécurité publique ou les infrastructures critiques.
Cet amendement bénéficie également du soutien de la baronne Dido Harding, membre conservatrice de la Chambre des lords, de la baronne Beeban Kidron, membre indépendante, et de Lord Philip Hunt, membre du Parti travailliste.
L’organisation à but non lucratif ControlAI apporte son soutien à cette proposition.
En vertu de cet amendement, le secrétaire d’État pourrait intervenir si un système d’IA présentait un “risque catastrophique”, notamment une perturbation généralisée des infrastructures critiques, des menaces graves pour la sécurité des personnes ou des dommages importants pour la sécurité nationale et les capacités de défense du Royaume-Uni.
Les opérateurs de centres de données impliqués dans l’entraînement ou le déploiement de systèmes d’IA pourraient également être tenus d’installer une infrastructure technique capable de déclencher un arrêt, de maintenir des communications sécurisées avec le gouvernement et de tester régulièrement le bon fonctionnement du système.
Cette proposition fait suite à une série d’incidents impliquant des systèmes d’IA de plus en plus autonomes.
En juillet, OpenAI a déclaré que des centaines d’agents d’IA avaient piraté la plateforme open source Hugging Face lors d’une expérience de cybersécurité.
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